Abjection du diable…
Certains êtres ne sont que lumière, d'autres se confondent avec les ténèbres.
A trop te prendre pour le diable, tu vas finir par le devenir
Maître de tes peurs et de tes pleurs
Maître des mots et de tes maux. Mais au finale que reste -t-il? Plus rien!
A force de brailler pour mettre les femmes à tes pieds,
Tu nous offres ta dernière danse, pour un combat perdu d'avance.
Une danse faite de maux parce que dans ton cœur il ne fait plus chaud.
Tu es plus mort que vivant en dehors comme en dedans!
Mais où est ce petit garçon qui autrefois tendait ses bras?
Ouvre tes ailes et envole-toi parce que le mal te vaincra!
Où que tu sois, il te retrouvera ! Et de remord, il te remplira
D'avoir donné autant de haine, d'avoir voulu trancher mes veines
Un jour où l'autre tu verras que le mal ce n'était pas toi.
Le mal souvent est sourd à la détresse qui règne autour.
Toi, tu entends bien la douleur, le chagrin et toutes les peurs!
Le diable, tu n'es pas, pas plus que moi!
Et si tu écoutes ton cœur qui bat, tu verras au fond de toi,
Tout ce que moi je n'y trouve pas:
Ton chagrin est ma douleur, ta haine est ma douceur.
Je suis celle que tu broies, que tu casses et que tu noies.
Je suis l'élue de ton cœur, celle que tu tues avec bonheur.
Je suis celle qui n'entendait pas tes cris et celle qui a déserté ton lit.
Et si la solitude te ronge ou fait de toi une éponge,
Alors bois mon sang et déguste moi!
Mais un enfant tu resteras avec tous ce que ça comporte d'effroi.
Tu te délectes de mes senteurs, toi qui adores la puanteur,
Parce qu'au fond tu te salis, pour un rien ou pour un lit.
Tu veux ta place au chaud, mais tu ne prétends même pas être beau,
Puisque trahir les autres est ta devise, alors délecte-toi
De ma chair et de mes vices, si tu m'as maudite, si tu m'as salie
Que je sois damnée pour avoir le plaisir de te voir beugler !
Tu t'essouffles de tes rancœurs, tu t'étouffes sous tes malheurs,
Abreuvé de mon corps et de mon cœur, tu plonges dans tes abîmes
Je n’abdiquerai jamais devant toi…. Je ne veux point m’abêtir.
Charge ton arme et abas-moi, je suis ta cible, je suis ta proie!
J'attends doucement que sonne le glas, avec lenteur je tends mes bras.
Si ma mort peut te donner un peu de bonheur alors fais-le!
Mais tire en plein cœur, soulage-toi, soulage-moi!
Donne-moi des ailes, donne-moi une croix, puisque
Je suis celle qui meurt, et qui s’en va.
Tu n’as pas besoin de m’absoudre
Ton accession au trône tu l’auras.
Puisque tu te prends pour le roi!
Merci d'être toi......
.....de Cath..........................Jamais je n’abdiquerai……..